Célébrités liées aux jets Bombardier et à l’avion ciblé par Trump

Le président Donald Trump a menacé d’interdire à Bombardier de vendre des avions sur le sol américain, à moins que la société canadienne ne les fabrique sur le territoire américain, plaçant une marque associée à certains des artistes les plus connus du monde au cœur de son différend commercial croissant avec le Canada.

Parmi les noms les plus en vue liés au constructeur aéronautique figurent Kylie Jenner, Beyoncé et Jay‑Z, Dwayne Johnson et Kid Rock, selon CelebPlanes.com.

L’avertissement de Trump survient alors que les tarifs punitifs du Canada entrent en vigueur, ouvrant un autre front dans une confrontation avec le premier ministre canadien Mark Carney qui a déjà perturbé le commerce à la frontière. Toute restriction pourrait affecter les achats et livraisons futurs pour les acheteurs fortunés, tout en impactant les employés de Bombardier, les exploitants et une chaîne d’approvisionnement américaine s’étendant sur des milliers d’entreprises.

Pourquoi c’est important

Les avions Bombardier sont devenus des symboles de statut pour les célébrités, mais l’entreprise possède aussi une imposante empreinte industrielle aux États‑Unis.

Bombardier affirme que sa chaîne d’approvisionnement américaine compte environ 2 800 entreprises réparties sur 47 États, et le fabricant dépense plus de 2,5 milliards de dollars auprès de ses fournisseurs chaque année. Cela signifie que la demande de Trump pourrait avoir des répercussions pour les entreprises aéronautiques américaines et pour les utilisateurs fortunés de jets.

Quels célébrités sont reliées aux jets Bombardier ?

Celebrity Private Jet Tracker et Celebplanes associent les personnalités publiques suivantes à des modèles Bombardier en se basant sur des registres d’aviation publics et des données de vol accessibles au public.

  • Barry Diller
  • Beyoncé et Jay‑Z
  • Dwayne Johnson
  • Elton John
  • John Travolta
  • Kid Rock
  • Kylie Jenner
  • Mark Cuban
  • Mark Wahlberg
  • Matt Damon
  • Tom Cruise

Le Global 7500 de Bombardier, que Celebplanes associe à Jenner, Johnson, Beyoncé et Jay‑Z, affiche une portée annoncée de 7 700 milles nautiques, peut accueillir jusqu’à 19 passagers et un prix indicatif neuf avant personnalisation d’environ 78 millions de dollars.

Celebrity Private Jet Tracker associe également Damon à un Global 7500, Cruise à un Challenger 350 et Kid Rock à un Challenger 600. Diller, John, Cuban et Wahlberg sont répertoriés en lien avec des avions Global Express.

La base de données estime les prix des modèles allant d’environ 4 millions de dollars pour certains jets Challenger 600 à jusqu’à 75 millions de dollars pour un Global 7500, selon l’âge, l’état et l’équipement de l’appareil.

Ces traceurs associent ces jets aux célébrités, bien qu’ils ne confirment pas qui en est le propriétaire légal.

Les emplois de Bombardier aux États‑Unis compliquent la menace de Trump

L’avertissement de lundi a ravivé une confrontation remontant à janvier, lorsque le président avait menacé de déclasser les avions construits au Canada et d’imposer un droit de douane de 50 % à moins que les régulateurs canadiens n’approuvent des jets d’affaires fabriqués par le rival américain Gulfstream. Aucune des deux mesures n’a été mise en œuvre, et le Canada a certifié plusieurs modèles Gulfstream le mois suivant.

Aucune interdiction formelle n’avait été annoncée lors de la dernière publication, laissant sans réponse la manière dont une telle restriction serait imposée et si elle concernerait les aéronefs existants, les activités d’entretien et les livraisons futures.

Bombardier a répliqué en mettant l’accent sur ses liens avec les États‑Unis.

Dans un communiqué du 7 septembre, l’entreprise a indiqué employer des travailleurs sur des sites situés au Kansas, au Texas, en Arizona, en Floride, dans le Connecticut, dans l’Illinois, au Delaware, en Californie, à Washington, D.C. et dans le New Jersey, avec des emplois directs dans plus de 20 États.

Sa chaîne d’approvisionnement compte environ 2 800 entreprises américaines, sur lesquelles Bombardier affirme dépenser plus de 2,5 milliards de dollars chaque année.

Le constructeur a ajouté que ses avions contiennent des moteurs fabriqués aux États‑Unis, des systèmes avioniques et d’autres composants américains. Les ailes d’un de ses jets d’affaires sont produites à Red Oak, au Texas, tandis que des composants de commandes de vol sont fabriqués près de Los Angeles.

Cette présence domestique a incité le sénateur républicain Jerry Moran du Kansas à s’adresser directement à l’administration Trump.

Wichita accueille le siège américain et les opérations de défense de Bombardier, faisant de ce différend une question d’emplois dans un État qui soutient généralement fortement le président.

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Ce qui se passe ensuite

La menace précédente de Trump s’est dissipée après que le Canada a approuvé les jets Gulfstream, mais le conflit commercial plus large laisse désormais les deux gouvernements moins de marge pour désamorcer discrètement le dernier différend.

Les clients de Bombardier peuvent envisager des avions fabriqués par les concurrents Gulfstream, Dassault ou Embraer. Les travailleurs et les fournisseurs disposent de moins d’alternatives faciles, ce qui rend la prochaine décision de l’administration aussi cruciale à Wichita et dans l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement aérospatiale qu’elle ne l’est sur les pistes d’atterrissage fréquentées par des célébrités.

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