Le basculement s’est produit sans qu’on observe un effondrement comparable au sein de sa coalition républicaine élargie, 82 pour cent des répondants républicains approuvent encore sa performance dans le dernier sondage.
Au lieu de cela, les sondages suggèrent que — à moins de dix semaines des élections de mi-mandat de novembre — une partie du soutien de Trump s’est assoupli, laissant un nombre moindre de républicains fermement enthousiastes, même si la plupart continuent de le soutenir.
Cela revêt une signification particulière car la force politique de Trump dépendait depuis longtemps non seulement du soutien républicain mais aussi de la profondeur de l’enthousiasme qui le sous-tend.
Points clés
- Une forte approbation chez les Républicains est passée de 49 pour cent en janvier à 35 pour cent en août, selon le sondage Reuters/Ipsos.
- L’approbation « plutôt oui » des Républicains est passée de 37 pour cent à 47 pour cent sur la même période.
- L’approbation globale des Républicains est restée élevée, passant de 85 pour cent à 82 pour cent.
- Chez l’ensemble des adultes, l’approbation forte a reculé de 19 pour cent à 13 pour cent, tandis que l’approbation nette globale de Trump (ceux qui approuvent moins ceux qui désapprouvent) est passé de -21 à -32 points.
Pourquoi cela compte
L’influence de Trump au sein du Parti républicain a souvent été associée à une base extrêmement engagée, capable de peser sur les primaires et de faire pression sur les élus.
Les sondages Reuters/Ipsos suggèrent que la loyauté générale du GOP demeure intacte, mais l’intensité qui la soutenait s’est affaiblie.
L’évolution de l’approbation de Donald Trump chez les Républicains
En janvier, les Républicains qui approuvaient fortement Trump sur sa performance professionnelle dépassaient largement ceux qui approuvaient seulement de manière modérée. En août, cet écart s’est inversé.
Le sondage Core Political Reuters/Ipsos du 23-25 janvier a révélé que 49 pour cent des Républicains approuvaient fortement la performance du président, contre 37 pour cent qui approuvaient plutôt.
Dans l’ensemble, l’approbation des Républicains s’élevait à 85 pour cent, la désapprobation à 15 pour cent, ce qui donnait une cote nette d’approbation de +70.
Le sondage a interrogé 1 139 adultes, dont 340 Républicains, et les marges d’erreur s’étalaient sur +/- 3,0 points au total et +/- 5,4 points pour le sous-groupe républicain.
Du 18 au 23 février, l’approbation forte chez les Républicains a chuté à 46 pour cent, tandis que l’approbation plutôt a augmenté à 39 pour cent. L’approbation globale du GOP restait à 85 pour cent et la désapprobation à 15 pour cent, ce qui donnait à nouveau une cote nette d’approbation de +70.
Dans ce gros échantillon, 4 638 adultes ont été interrogés, dont 1 469 Républicains, avec des marges d’erreur de 1,5 point pour l’ensemble et 2,6 points pour le sous-groupe républicain.
L’indice d’approbation de Trump est profondément négatif sur toutes les questions pour la première fois : sondage
Avril a montré un changement plus marqué. L’approbation forte des Républicains est tombée à 39 pour cent, tandis que 38 pour cent approuvaient plutôt. L’approbation globale s’établissait à 78 pour cent, avec 22 pour cent de désapprobation, ce qui donnait une cote nette d’approbation de +56.
Effectué du 24 au 27 avril, le sondage portait sur 1 269 adultes et 435 Républicains, avec des marges d’erreur de 2,9 points pour l’ensemble et 4,8 points pour les Républicains.
L’approbation forte est revenue à 43 pour cent au cours du sondage du 8 au 11 mai, tandis que 39 pour cent des Républicains approuvaient plutôt.
L’approbation globale est remontée à 82 pour cent. Ipsos a interrogé 1 254 adultes, dont 403 Républicains, et a rapporté des marges d’erreur de 2,8 points pour l’ensemble et 5,0 points pour les Républicains.
L’équilibre a de nouveau été resserré en juin. Le sondage du 18 au 22 juin a constaté que l’approbation forte et l’approbation plutôt atteignaient 40 pour cent chez les Républicains.
Le sondage a interrogé 1 262 adultes, dont 411 Républicains, et présentait des marges d’erreur de 2,8 points pour l’ensemble et 4,9 points pour les Républicains.
Juillet a marqué l’inversion la plus nette. Seulement 34 pour cent des Républicains approuvaient fortement, tandis que 48 pour cent approuvaient plutôt.
L’approbation globale du GOP est restée à 82 pour cent, avec 18 pour cent de désapprobation, ce qui donnait une cote nette d’approbation de +64.
Le sondage des 24-26 juillet portait sur 1 248 adultes, dont 385 Républicains, avec des marges d’erreur de 2,9 points pour l’ensemble et 5,1 points pour les Républicains.
Peu de changement en août. L’approbation forte a légèrement augmenté à 35 pour cent, mais le mouvement d’un point était bien dans la marge d’erreur du sondage. L’approbation plutôt se situait à 47 pour cent, ce qui signifie que les partisans qualifiés devançaient les partisans fortement favorables de 12 points.
Le sondage du 21 au 24 août a interrogé 1 215 adultes, dont 324 répondants républicains pour le croisement avec l’approbation présidentielle. Ses marges d’erreur s’élevaient à +/- 2,9 points pour l’ensemble et +/- 5,6 points pour les Républicains. L’approbation générale du GOP est restée à 82 pour cent.
Le soutien républicain s’est assoupli, sans s’effondrer
Pendant une grande partie de la carrière politique de Trump, l’ampleur du soutien républicain n’a porté qu’une partie de l’explication. C’est l’intensité même de ce soutien qui comptait tout autant.
C’est ce qui rend notable la tendance Reuters/Ipsos. Les Républicains ne trahissent pas Trump en grand nombre, mais moins d’entre eux lui accordent leur endorsement le plus enthousiaste.
En janvier, 49 pour cent des Républicains approuvaient fortement son travail, plaçant ce groupe 12 points devant les 37 pour cent qui approuvaient plutôt. En août, l’équilibre avait basculé : 35 pour cent approuvaient fortement, contre 47 pour cent qui approuvaient plutôt.
Autrement dit, il y a eu une inversion de 24 points dans l’écart entre une approbation ferme et une approbation qualifiée.
Le trajet entre ces deux sondages n’a pas été une simple chute. L’approbation forte a rebondi en mai et a gagné d’un cran en août, un changement trop faible pour peser face à la marge d’erreur. L’approbation plutôt, entre-temps, est restée comprise entre 37 et 40 pour cent jusqu’en juin, avant d’atteindre 48 pour cent en juillet.
Pourtant, le mouvement plus large est difficile à manquer. Depuis janvier, l’approbation forte des Républicains a chuté de 14 points, tandis que l’approbation plutôt a augmenté de 10 points. L’approbation globale du GOP a diminué de seulement 3 points, passant de 85 pour cent à 82 pour cent.
Cela en dit long sur l’endroit où ce mouvement s’est produit. Trump n’a pas principalement perdu ces Républicains à cause d’une désapprobation ouverte. Au contraire, certains semblent être passés de la partie la plus engagée de sa coalition à un niveau de soutien moins ferme.
Les chiffres nationaux ajoutent une autre dimension. Parmi l’ensemble des adultes, l’approbation forte est tombée de 19 pour cent en janvier à 13 pour cent en août. L’approbation globale est passée de 38 pour cent à 33 pour cent, tandis que la désapprobation est montée de 59 pour cent à 65 pour cent. L’indice net d’approbation de Trump est donc passé de -21 à -32 points.
Pris ensemble, ces résultats décrivent deux dynamiques liées. La cote de Trump auprès du pays s’est affaiblie, tandis que le soutien républicain qui subsiste est devenu moins fortement favorable.
Ce que peuvent et ne peuvent pas montrer les sondages
Les résultats par sous-groupe républicain comportent des marges d’erreur plus importantes que les échantillons nationaux, de sorte qu’un changement d’un point ou deux entre deux sondages successifs peut n’être qu’un bruit statistique. Par exemple, l’augmentation d’un point de l’approbation forte en août ne doit pas être interprétée comme un signe de reprise.
Le mouvement du janvier à l’août est plus significatif parce qu’il est plus important et visible à travers plusieurs enquêtes. Même dans ce cadre, les sondages peuvent montrer que la composition du soutien à Trump a changé, sans expliquer pourquoi cela s’est produit.
Et « plutôt approuver » ne doit pas être confondu avec l’opposition réelle. Un Républicain qui a des réserves à l’égard de Trump peut tout de même voter pour lui ou pour les candidats de son parti, surtout lors d’une élection générale qui offre un choix partisan binaire. Le soutien qualifié reste du soutien.
Ce que la Maison-Blanche a dit
Le porte-parole de la Maison-Blanche, Davis Ingle, a à plusieurs reprises mis en avant ce que l’administration décrit comme des progrès en matière d’emploi, d’inflation et d’accessibilité du logement.
« Le président a déjà réalisé des progrès historiques non seulement sur le sol américain mais aussi dans le monde entier, et ce n’est que le début alors que son programme continue de produire ses effets. »
