Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a démenti un article alléguant qu’il envisageait de se présenter à l’élection présidentielle de 2028, qualifiant l’affirmation de « 100 % fausse » après que NBC News ait rapporté qu’il avait évoqué une campagne potentielle avec des amis proches et des associés. Hegseth a accusé le réseau de s’appuyer sur des sources anonymes, malgré qu’on lui ait dit que le rapport était inexact. « Mon seul boulot : rendre le Département de la Guerre grand à nouveau », a-t-il écrit en partie sur X.
Les spéculations autour du champ présidentiel républicain de 2028 ne cessent de croître, avec plusieurs membres de l’administration du président Donald Trump évoqués comme candidats potentiels. Le vice‑président JD Vance et le secrétaire d’État Marco Rubio se sont imposés comme deux des noms les plus en vue, tandis que d’autres Républicains — y compris Donald Trump Jr. et le gouverneur de Floride Ron DeSantis — ont aussi été avancés comme éventuels prétendants.
Ce qu’il faut savoir
Selon NBC News, Hegseth aurait confié à des amis et à des associés proches qu’il envisageait une éventuelle candidature à la présidentielle de 2028, selon deux personnes familières avec ces conversations. Lui et son épouse, Jennifer, auraient discuté de cette possibilité depuis des mois, persuadés que son tempérament résolu, ses vues conservatrices et son attractivité auprès de la base MAGA de Trump pourraient se traduire par une campagne présidentielle. Sa récente apparition à la foire d’État de l’Iowa, où il a fait campagne pour le représentant républicain Zach Nunn, a en outre nourri les spéculations, compte tenu du rôle historique de l’Iowa comme arène précoce des scrutins présidentiels, affirme le média.
Une éventuelle campagne en 2028 pourrait toutefois poser des défis pour le secrétaire à la défense. La guerre en Iran, qui se poursuit, demeure impopulaire auprès des Américains, alors que les prix à la pompe restent en moyenne supérieurs à 4 dollars le gallon. Hegseth a également été au centre d’une controverse concernant des conversations sur des frappes militaires planifiées contre le Yémen, qui ont été tenues sur l’application de messagerie Signal — un scandale surnommé Signalgate. Le reportage de NBC News a aussi évoqué ces questions.
Pendant ce temps, l’influence continue de Trump sur le Parti républicain représente un autre facteur important, en particulier alors que le président a évoqué des successeurs potentiels.
Pour l’instant, Hegseth paraît rejeter l’idée qu’il se prépare à une campagne présidentielle. Son démenti n’achève toutefois pas nécessairement les spéculations sur son avenir politique, notamment alors que les Républicains commencent à se positionner pour l’ère post-Trump. Avec l’élection de 2028 encore à plus de deux ans, le champ et les sondages pourraient évoluer de manière substantielle avant que les électeurs n’aient à faire leurs choix.
Ce que montrent les sondages pour 2028
Les premiers sondages suggèrent qu’Hegseth serait un outsider par rapport aux principaux prétendants républicains. Un sondage CPAC (Conservative Political Action Conference) réalisé plus tôt cette année montrait Vance à 53 % des voix parmi les participants, contre 35 % pour Rubio. Hegseth atteignait 1 % du vote et 3 % restaient indécis. L’enquête a été menée du 25 au 28 mars auprès de 1 630 participants à CPAC.
Les sondages nationaux ont également placé Vance, Rubio et Trump Jr. devant le champ plus large, bien que la course pour 2028 demeure extrêmement fluide et que bon nombre d’électeurs n’aient pas encore formé d’opinion.
Un sondage d’Echelon Insights montre Vance en tête du peloton des possibles, avec 39 %, devant Rubio à 22 %. DeSantis obtient 10 %, Trump Jr. 8 % et le secrétaire à la Santé et aux Services sociaux, Robert F. Kennedy Jr., 3 %. Le sondage a été mené du 13 au 17 août auprès de 1 002 électeurs dans l’électorat probable, avec une marge d’erreur de 3,4 %.
Une enquête d’Emerson College Polling menée le mois dernier montre Vance à 39 % contre 38 % pour Rubio, DeSantis à 5 % et 9 % d’indécis. Le sondage a interrogé 1 100 électeurs susceptibles de voter les 19 et 20 juillet, avec un intervalle de crédibilité de 2,9 %.
