Carte des pays ayant la plus forte et la plus faible confiance envers Trump

Une nouvelle enquête mondiale montre que la confiance envers le président Donald Trump reste faible à travers le monde, mais un groupe de pays, dont Israël, le Nigéria et les Philippines, continue de se détacher.

Dans certaines régions, toutefois, les attitudes n’ont pas chuté autant qu’à la fin de son premier mandat, ce qui met en lumière une image mondiale plus complexe et inégale.

Une enquête du Pew Research Center auprès de 42 151 personnes, réalisée entre le 8 février et le 13 mai dans 36 pays, révèle que seulement 23 % ont confiance dans le leadership mondial de Trump, les évaluations chutant dans une grande partie du monde. Ces données soulignent un écart croissant entre l’influence mondiale des États‑Unis et la confiance du public en période de crises géopolitiques actives.

Les alliés, partenaires et régions directement touchés par la politique étrangère américaine réévaluent de plus en plus la fiabilité et le leadership de Washington.

Elle a évoqué ce que l’administration Trump considère comme des résultats tangibles, notamment « neuf conflits mondiaux résolus », le rapatriement d’Américains détenus et des actions contre le dirigeant vénézuélien Nicolás Maduro, ainsi que des opérations militaires américaines contre l’Iran.

Wales a ajouté que l’approche « Paix par la force » de Trump était une doctrine « éprouvée et fiable » qu’elle décrit comme « garantissant la sécurité de l’Amérique et dissuadant les menaces mondiales pour les années à venir ».

Où le soutien est le plus fort

Les pays où Trump obtient les meilleurs résultats forment un groupe clair. Les Philippines (68 %), Israël (66 %) et le Nigeria (65 %) se distinguent comme les environnements les plus favorables, aux côtés du Kenya et du Ghana, où la confiance est également relativement élevée.

Ces résultats n’a pas été choisi au hasard. Chacun reflète des moteurs sous-jacents distincts :

  • Israël a constamment affiché certaines des notes internationales les plus élevées pour Trump, avec environ deux tiers exprimant leur confiance en son leadership
  • Le Nigéria et le Kenya présentent des divisions internes marquées lors des sondages Pew passés, notamment selon des lignes religieuses, ce qui aide à expliquer leurs moyennes nationales relativement élevées
  • Les Philippines, où près de sept personnes sur dix expriment leur confiance, ont longtemps été plus réceptives à une direction américaine affirmée et à des partenariats de sécurité

Vue ensemble, elles dessinent une coalition de sentiments pro-Trump relativement élevée qui traverse les régions tout en partageant des traits politiques et idéologiques.

Où la confiance est la plus faible

À l’autre extrémité de l’échelle, la confiance s’effondre dans certaines parties du Moyen‑Orient et de l’Europe. La Turquie et les territoires palestiniens affichent certains des niveaux les plus faibles de soutien mesurés, souvent à des chiffres à un seul chiffre.

Cette fracture reflète un schéma plus large : les pays directement touchés par les décisions de politique étrangère des États‑Unis, notamment dans les zones de conflit, affichent les niveaux les plus élevés de scepticisme.

L’image des États‑Unis se dégrade aussi

La confiance envers Trump s’inscrit dans un mouvement plus large. L’enquête indique une médiane mondiale de 37 pour cent ayant une opinion favorable des États‑Unis, tandis que 57 pour cent les voient défavorablement. En termes de tendances, cela marque une détérioration dans de nombreux pays au cours de l’année écoulée, avec des baisses particulièrement marquées dans des régions comme l’Indonésie, l’Italie et la Corée du Sud.

Baisse par rapport aux repères de l’ère Biden

Dans de nombreux cas, les perceptions des États‑Unis se sont dégradées depuis 2021‑2022, lorsque la présidence de Joe Biden a coïncidé avec un rebond de la confiance mondiale. Nulle part cela n’est plus évident que dans les mesures de fiabilité.

Au Canada, la part des personnes qui considèrent les États‑Unis comme un partenaire fiable est passée de 83 pour cent en 2022 à 35 pour cent aujourd’hui. Des baisses similaires sont enregistrées à travers l’Europe et l’Asie, suggérant que le changement est systémique plutôt que régional.

Pas aussi bas que lors du premier mandat de Trump

Pourtant, les données apportent aussi une nuance importante. Dans plusieurs pays d’Europe de l’Ouest, dont la France, l’Allemagne, l’Espagne et le Royaume‑Uni, les évaluations actuelles de Trump, bien qu’elles restent basses, se situent légèrement au-dessus de celles observées à la fin de son premier mandat.

Cette comparaison est cruciale. Elle suggère :

  • La perception s’est nettement détériorée pendant le premier mandat de Trump
  • Elle s’est améliorée sous Biden
  • Elle a de nouveau décliné — mais pas nécessairement jusqu’aux niveaux les plus bas antérieurs

Cette dynamique pointe vers une trajectoire en forme de U plutôt que vers une chute linéaire.

Pendant son premier mandat, les chiffres de confiance chez des alliés européens clés sont tombés à des niveaux très bas, souvent dans la tranche des teintes à un chiffre, selon les premiers sondages mondiaux de Pew. Par exemple :

  • 11 pour cent en Allemagne
  • 14 pour cent en France
  • 7 pour cent en Espagne
  • 22 pour cent au Royaume‑Uni

En comparaison, des données plus récentes de l’ère Pew montrent encore un soutien faible, mais dans de nombreux cas pas aussi bas. L’Allemagne se situe désormais autour de 18 pour cent de confiance, et l’Espagne autour de 19 pour cent, avec des hausses similaires observées dans d’autres pays d’Europe de l’Ouest.

La politique étrangère façonne les perceptions

Le sondage a été réalisé durant une période de tensions géopolitiques actives, y compris la guerre avec l’Iran, qui a commencé le 28 février 2026. Dans l’ensemble, la majorité des pays désapprouvent la gestion par Trump des questions clés.

  • Iran: une médiane de 74 pour cent dans 36 pays désapprouvent la gestion de Trump face à l’Iran
  • Gaza: une médiane de 76 pour cent désapprouvent, et aucun pays sondé n’enregistre une approbation majoritaire
  • Tarifs: une médiane de 77 pour cent désapprouvent, avec des niveaux d’approbation particulièrement faibles dans des grandes économies telles que le Royaume‑Uni (27 pour cent approuvent), le Japon (15 pour cent) et l’Allemagne (8 pour cent)
  • Venezuela: une médiane de seulement 22 pour cent approuvent la gestion de Trump face à la crise

La question la plus marquante pour Trump reste l’aide humanitaire internationale, même si le soutien y demeure limité : une médiane de 37 pour cent approuvent, avec des majorités seulement dans quelques pays à revenu moyen comme les Philippines (66 pour cent) et le Kenya (65 pour cent).

Cette constance compte. Elle suggère que le chiffre global de confiance n’est pas détaché de la politique — il est activement façonné par celle‑ci.

Une érosion plus générale de la confiance

Au‑delà des évaluations du leadership, les résultats indiquent un changement plus profond dans la façon dont les États‑Unis sont perçus à l’échelle mondiale :

  • Moins de personnes pensent qu’il contribue à la paix mondiale
  • Moins pensent qu’il prend en compte les intérêts des autres pays
  • La confiance dans son modèle démocratique s’est affaiblie

Pris ensemble, ces indicateurs suggèrent un déclin systémique du soft power, et non une simple dérive cyclique liée à une seule présidence.

Ce qui se passe ensuite

La carte émergente de l’opinion mondiale est fragmentée plutôt qu’unifiée. Si les tendances actuelles se maintiennent, les États‑Unis pourraient connaître un paysage international plus polarisé — où l’influence dépendra de plus en plus de la région, des enjeux et des alignements, plutôt que d’une confiance générale et universelle.

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