Travailleurs H-1B : déportation rapide selon le plan Trump

Les travailleurs étrangers qui perdent leur emploi pourraient bientôt disposer de bien moins de temps pour rester légalement sur le territoire américain dans le cadre d’une proposition de l’administration Trump qui avance vers une publication publique.

Points clés

  • Un bureau de régulation de la Maison-Blanche a terminé son examen d’une proposition du Department of Homeland Security (DHS) visant à éliminer la période de grâce discrétionnaire maximale de 60 jours pour certains travailleurs étrangers dont l’emploi prend fin.
  • La protection actuelle couvre plusieurs catégories de visas basés sur l’emploi, y compris les travailleurs H-1B, ainsi que les personnes à charge qui y sont éligibles.
  • Le DHS doit encore publier la proposition, recevoir les commentaires du public et finaliser le règlement avant que tout changement ne puisse entrer en vigueur.
  • Jusqu’à ce que la proposition apparaisse au Federal Register, son libellé exact, sa portée et les éventuelles exceptions restent inconnus.

À savoir

La Maison-Blanche a achevé jeudi son examen d’une proposition du DHS qui viserait à supprimer la période de grâce liée à une perte d’emploi pour les travailleurs H-1B et d’autres non-immigrants.

La publication pourrait lancer une procédure de réglementation qui pourrait réduire fortement le temps dont disposent les travailleurs concernés pour maintenir un statut légal après la fin de leur emploi.

La protection actuelle couvre les travailleurs des catégories E-1, E-2, E-3, H-1B, H-1B1, L-1, O-1 et TN, ainsi que leurs personnes à charge.

Pourquoi c’est important

Des réglementations fédérales avaient instauré cette sauvegarde en 2016, et la politique est entrée en vigueur au début de 2017 afin d’atténuer les conséquences d’immigration lorsque l’emploi prend fin avant l’expiration du séjour autorisé d’un travailleur.

Sa suppression pourrait lier encore plus étroitement la capacité de rester dans le pays au maintien de l’emploi et au parrainage par l’employeur.

Ce que signifie la révision de la Maison-Blanche

La proposition, identifiée sous le numéro RIN 1615-AD22, a été reçue pour examen par la Maison-Blanche le 6 août et a reçu l’approbation du Bureau des informations et des affaires réglementaires le 27 août.

La fiche gouvernementale la classe comme une règle proposée et indique le résultat comme « conforme au changement », ce qui signifie que l’examen s’est conclu après des révisions. Aucune date de publication n’était indiquée.

Les réglementations en vigueur peuvent accorder aux travailleurs éligibles jusqu’à 60 jours après la fin de leur emploi, ou jusqu’à l’expiration de leur séjour autorisé, selon ce qui survient en premier.

Cette protection est discrétionnaire, peut être accordée une fois au cours de chaque période de validité de la pétition et peut s’appliquer même si quelqu’un démissionne ou est licencié.

Cette fenêtre permet à un salarié déplacé d’obtenir un autre poste parrainé, de postuler à une autre classification d’immigration, ou de se préparer à quitter le pays.

Les travailleurs H-1B ne peuvent pas simplement accepter n’importe quel nouvel emploi : la poursuite de l’emploi dépend généralement d’un employeur prêt à entreprendre le processus d’immigration nécessaire.

Ce qui pourrait changer pour les travailleurs H-1B

Si le DHS élimine la période de grâce telle que décrite, un travailleur couvert dont l’emploi prend fin prématurément perdrait généralement le statut non-immigrant légal immédiatement.

Les personnes à charge dont le statut est lié à ce travailleur pourraient subir le même bouleversement.

Fragomen, un cabinet d’avocats spécialisé en droit de l’immigration, a déclaré que l’USCIS pourrait conserver une discrétion distincte pour pardonner une perte de statut et permettre à une personne éligible de changer d’employeur ou de statut d’immigration sans avoir à quitter les États-Unis au préalable.

Cette distinction est importante car perdre le statut ne signifie pas nécessairement être expulsé automatiquement.

Le changement proposé pourrait créer une obligation de quitter le pays immédiatement et accroître l’exposition à l’application des lois en matière d’immigration, mais les sources publiées jusqu’à présent ne démontrent pas que chaque travailleur affecté serait directement placé dans une procédure d’expulsion.

La révision par la Maison-Blanche représente une étape procédurale plutôt qu’une approbation finale.

Le DHS doit ensuite publier le texte proposé dans le Federal Register, où le public disposerait normalement de 30 ou 60 jours pour soumettre des commentaires.

Les responsables prendraient alors en compte ces réponses avant d’émettre une réglementation finale, un processus qui prend généralement plusieurs mois, selon Fragomen.

Cette politique s’inscrit dans le cadre d’un effort plus large de l’administration visant à resserrer le système H-1B. Bloomberg Law a rapporté que la mesure relative à la période de grâce progresse parallèlement à une proposition distincte visant une redevance de 103 265 dollars liée à l’embauche de nouveaux titulaires H-1B.

Pour l’instant, la disposition de 60 jours demeure disponible. Les travailleurs n’ont pas à partir simplement parce que l’administration a terminé son examen, et les employeurs n’ont pas de nouvelle obligation de conformité découlant de cette action seule.

Ce qui se passe ensuite

La publication offrira le premier récit définitif de l’étendue de la couverture visée par le DHS, d’éventuelles exceptions et du moment où une politique finale pourrait entrer en vigueur.

La phase de commentaires publics permettra également aux employeurs, aux travailleurs, aux avocats en immigration et aux organisations de plaidoyer de contester le raisonnement du gouvernement ou de documenter les effets pratiques d’une obligation de départ immédiat après la fin de l’emploi. Une éventuelle règle finale pourrait également faire l’objet de litiges.

Retour en haut

SecretNews est un média parodique collaboratif libre et indépendant réunissant plusieurs contributeurs. + d’infos
Nous suivre sur Facebook ou sur Twitter
Proposer un article dans le Groupe SecretNews

Partagez
Tweetez
Partagez
Épingle