Plus de 30 000 décès supplémentaires ont eu lieu dans des domiciles privés en Angleterre et au Pays de Galles depuis le début de la pandémie de coronavirus (Covid-19), selon de nouveaux chiffres.
Les décès supplémentaires — connus sous le nom d’« excès de mortalité » — correspondent au nombre de décès supérieurs à la moyenne observée pour la même période au cours des cinq années précédentes.
Un total de 31 684 décès excédentaires dans les domiciles en Angleterre et au Pays de Galles a été enregistré entre le 7 mars et le 30 octobre, selon l’Office for National Statistics (ONS).
Sur ce total, 2 676 — soit 8 % — ont été confirmés comme décès impliquant le coronavirus
Des personnes décèdent à domicile
Les chiffres montrent qu’il y a encore bien plus de personnes que d’habitude qui décèdent dans leur propre domicile.
Les décès dans les domiciles privés se sont poursuivis à peu près au même niveau chaque semaine — environ 700 à 900 au-dessus de la moyenne quinquennale — depuis la fin du mois de mai.
En revanche, le nombre de décès dans les établissements de soins et dans les hôpitaux au cours de la même période a été majoritairement inférieur à la moyenne sur cinq ans.
Une analyse antérieure de l’ONS a révélé que, dans les domiciles privés en Angleterre, les décès d’hommes dus à une maladie cardiaque, du début de la pandémie de coronavirus jusqu’au début septembre, étaient supérieurs de 26 % à la moyenne sur cinq ans. Tandis que les décès par cancer de la prostate avaient augmenté de 53 %.
Pour les femmes, les décès dans les domiciles privés dus à la démence et à la maladie d’Alzheimer avaient augmenté de 75 %, tandis que les décès dus au cancer du sein avaient augmenté de 47 %.
