Les États‑Unis ont repris leurs frappes militaires contre l’Iran, ciblant des actifs liés au Corps des Gardiens de la Révolution islamique (IRGC) dans et autour du détroit stratégique d’Hormuz, selon le Commandement central américain (CENTCOM).
Cette action militaire mardi s’est produite parallèlement à une montée de la campagne de pression économique menée par l’administration Trump. Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a déclaré lors de la réunion du G20 mardi en Caroline du Nord que l’administration a l’intention de « économiquement asphyxier ce régime » et d’imposer de nouvelles sanctions pour contraindre Téhéran à revenir à la table des négociations.
Peu après l’annonce, l’agence de presse d’État iranienne IRNA a rapporté des explosions entendues à Bandar Abbas, Sirik, Jask et Qeshm.
Le président Donald Trump a publié sur Truth Social : « Si la nation iranienne défaillante réagit à cette attaque tout à fait justifiée, elle sera frappée de nouveau, à un niveau beaucoup plus dur et plus élevé, mais ce ne sera pas la plus grande attaque qui les attend. »
Trump a ajouté : « Lorsqu’elle sera terminée, il ne restera presque plus rien de la République islamique d’Iran ! »
Trump a laissé entendre lundi qu’une action militaire supplémentaire contre l’Iran pourrait être nécessaire, un jour après que l’armée américaine eut annoncé avoir frappé des lance-roquettes sur l’île Larak, dans le détroit d’Hormuz. Cette nouvelle escalade intervient alors que l’Iran a tiré des missiles sur des installations américaines en Jordanie, qui ont été interceptés, tandis que les autorités des Émirats arabes unis ont déclaré avoir abattu un drone iranien au‑dessus de leurs eaux territoriales.
Après que les États‑Unis eurent mené des frappes contre l’île Larak en Iran, le IRGC a affirmé que l’attaque « sera répliquée » d’une manière qui « mènera à punir l’agresseur ».
Ces échanges ont marqué une nette augmentation des hostilités dans l’ensemble de la région, les tensions entre Washington et Téhéran continuant de monter.
Les combats renouvelés marquent un basculement par rapport à la stratégie définie par Trump le mois dernier, qui mettait en avant la pression économique sur Téhéran et promettait un « jour J économique » contre l’Iran. Les responsables de l’administration soutenaient que des sanctions plus sévères et le ciblage des principaux centres vitaux financiers pourraient, à terme, pousser l’Iran à revenir à la table des négociations.
Le retour à l’action militaire intervient alors que des questions se posent sur les coûts d’un conflit prolongé, les stocks américains de certaines munitions avancées étant sollicités. Le soutien public à la guerre, qui a provoqué une hausse des prix mondiaux du pétrole, est resté limité, ce qui pourrait créer des défis politiques pour les républicains avant les élections de mi‑mandat de novembre.
Le Département d’État publie un nouvel avertissement de voyage pour le Moyen-Orient
Le Département d’État a de nouveau publié mardi un avis de voyage couvrant l’ensemble du Moyen‑Orient alors que les hostilités entre les États‑Unis et l’Iran s’intensifiaient, avertissant que la situation sécuritaire pourrait se dégrader sans préavis.
Dans l’avis, le département indique que les Américains de la région devraient faire preuve d’une vigilance accrue et se préparer à d’éventuelles perturbations de voyage, citant le risque d’une nouvelle escalade. Il avertit également que l’Iran et les groupes soutenus par l’Iran pourraient cibler les intérêts américains, les entreprises et les institutions à l’étranger.
L’avis était accompagné d’alertes similaires émanant de plusieurs ambassades et missions diplomatiques américaines à travers la région, notamment au service d’Israël, de la Jordanie, du Qatar et de l’Iran, soulignant les inquiétudes quant à l’impact potentiel du conflit renouvelé sur les citoyens américains à l’étranger.
Ceci est un article en cours de diffusion. Des mises à jour suivront.
L’Associated Press a contribué à ce reportage.
