Le secrétaire à l’Armée, Dan Driscoll, a présenté sa démission à la Maison-Blanche après plusieurs mois de tensions rapportées avec le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, selon Reuters, ce qui s’ajoute à une liste croissante de départs et de remaniements de haut niveau au Pentagone. Le Wall Street Journal a été le premier à annoncer la démission de Driscoll.
Driscoll, en poste comme secrétaire à l’Armée depuis février 2025, était un allié de l’ancien chef d’état-major de l’Armée, le général Randy George, qui a été écarté par Hegseth plus tôt cette année. Son départ survient alors que Hegseth fait face à des voix critiques au sujet d’une série de remaniements de personnels de haut rang impliquant des responsables militaires de premier plan.
What To Know
En tant que secrétaire à l’Armée, Driscoll a exercé un rôle diplomatique inhabituel au sein de l’administration Trump, devenant une figure clé des États‑Unis dans les efforts visant à négocier une fin au conflit entre la Russie et l’Ukraine. Il a également participé à des initiatives destinées à accélérer le développement par l’armée de drones et de technologies anti-drones, alors que la guerre s’appuie de plus en plus sur des systèmes sans pilote, rapporte l’Associated Press.
Cette démission représente désormais un autre changement majeur auPentagone, où un grand nombre de responsables militaires et civils de haut niveau sont partis, ont été relevés ou ont été remplacés au cours du mandat de Hegseth. Ces bouleversements ont touché plusieurs niveaux du Département de la Défense, y compris des commandants supérieurs de l’Armée et des responsables civils, faisant de la démission de Driscoll une pièce d’un motif apparemment plus large de turnover au Pentagone.
Alors que les administrations précédentes avaient procédé au départ de responsables militaires de premier plan de manière ponctuelle, le nombre et le rythme des départs et des limogeages de haut niveau sous Trump et Hegseth ont attiré l’attention.
Recent Pentagon Leadership Changes
- Secrétaire à l’Armée Dan Driscoll (qui, selon les rapports, se retire)
- Ancien chef d’état-major de l’Armée, le général Randy George (renvoyé)
- Ancien général Chris Donahue, commandant de l’Armée des États‑Unis en Europe et en Afrique (s’est retiré)
- Ancien général David Hodne, à la tête du Commandement de l’entraînement et de la doctrine de l’Armée (renvoyé)
- Ancien major‑général William Green, chef des aumôniers de l’Armée (renvoyé)
- Ancien secrétaire à la Marine John Phelan (parti, effet immédiat)
Pete Hegseth Pushes Out Top General Amid Iran War

Donald Trump Says John C. Phelan ‘Had Some Conflicts’ as Navy Secretary
Departure Comes Amid War in Iran
La démission de Driscoll survient à un moment crucial pour l’administration Trump, alors que les États-Unis poursuivent leur campagne militaire contre l’Iran et ont mené de nouvelles frappes sur des cibles militaires iraniennes. Son départ est particulièrement notable puisqu’il intervient dans le cadre d’une réorganisation permanente du haut commandement de l’armée, ce qui contribuera sans doute à nourrir d’avantage les questions sur la gestion de Hegseth au Pentagone et sur la stabilité des plus hauts rangs militaires.
Parallèlement, le soutien public à la guerre a diminué.
Un nouveau sondage de l’Université du Massachusetts Amherst publié lundi montre que 68 pour cent des Américains désapprouvent la gestion par Trump de la guerre en Iran, tandis que 54 pour cent désapprouvent les actions militaires des États‑Unis en Iran. Lorsqu’on leur a demandé dans quelle mesure Trump a géré la guerre en Iran, 25 pour cent estiment qu’il l’a faite très bien ou plutôt bien, tandis que 68 pour cent pensent qu’elle n’a pas été bien ou pas du tout bien gérée. Il s’agit d’un nouveau record de déficit net pour le président sur trois vagues d’enquêtes réalisées par le même sondeur posant la même question.
Le sondage a interrogé 1 000 répondants du 21 au 26 août 2026, avec une marge d’erreur de 3,5 pour cent.
Dans un sondage YouGov/Economist réalisé plus tôt ce mois-ci, l’approbation de Trump sur l’Iran était de 30 pour cent, contre une désapprobation de 62 pour cent. Le sondage révèle que 25 pour cent estiment que la guerre avec l’Iran était la bonne décision, contre 57 pour cent qui pensent que c’était la mauvaise décision.
Le sondage a interrogé 1 611 adultes américains du 14 au 17 août 2026, avec une marge d’erreur de 3,4 pour cent.
