A 86 ans, cette française est partie se battre contre l’État Islamique et a tué plus de 250 djihadistes

Jeanne est une française de 86 ans qui a déjà passé un an en Syrie auprès des Kurdes pour aller combattre Daech. La vieille dame a raconté son aventure à SecretNews et assure qu’il est « facile de tuer » des djihadistes.

« Les Kurdes se battent pour la démocratie et les valeurs occidentales. Si je suis capturée ou tuée, je serai fière de la raison pour laquelle j’aurai été abattue », avait-elle déclaré avant son départ en 2015.

Certaines personnes du troisième âge profitent du temps qu’il leur reste pour se reposer ou s’occuper de leurs petits enfants, mais d’autres comme Jeanne, profitent de leur retraite pour aller combattre Daech. Agée de 86 ans, cette ancienne professeur en sciences politiques et en philosophie à l’Université de Paris-Sorbonne, est partie en Syrie où elle s’est engagée auprès des Kurdes. Au départ, nous raconte-t-elle, elle ne prend « pas vraiment tout cela au sérieux », mais la première attaque change tout.

« Je donnerais ma vie pour la France »

La vieille dame raconte notamment sa première nuit, au cours de laquelle son camarade suédois, de 3 ans son aîné, est abattu d’une balle entre les deux yeux par un tireur qui avait repéré la fumée de sa cigarette. Elle se souvient également du moment où elle a découvert plusieurs jeunes filles, esclaves sexuelles de Daech, après la libération d’un village situé près de Mossoul. L’une d’elle l’a profondément touchée. « Elle est morte en me tenant la main. Elle n’avait que 11 ans et était enceinte de jumeaux. Son petit visage était tellement gonflé (…) Je me souviens que le docteur pleurait et me criait dessus ».

Sur place, Jeanne combat les djihadistes et l’armée syrienne de Bachar al-Assad, l’occasion pour elle de cerner les faiblesses de l’organisation terroriste. « Les combattants de l’EI sont très faciles à tuer, explique la Française. Ils sont doués pour sacrifier leur propre vie, mais les soldats d’al-Assad sont très bien entraînés. Ce sont de vraies machines de guerre ».

Un an après avoir combattu en Syrie, la vieille femme est rentrée à Paris. Après s’être fait confisquer son passeport par les autorités qui interdisent nos compatriotes d’aller combattre en Syrie, elle a repris le chemin de l’hospice mais le reconnaît : « Je donnerais ma vie pour la France, pour la démocratie, pour la liberté et pour les droits des femmes ».

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Jeanne à son retour de Syrie en 2016

 



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