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« On a donné le rein de mon frère à un migrant ! » : dons d’organes et consentement présumé

Pour lutter contre la pénurie de dons d’organes qui sévit en France une ordonnance dite du « consentement présumé » a été promulguée au premier janvier 2017.

Désormais, chaque citoyen sain et majeur devient automatiquement donneur d’organe en cas de décès, sauf si la personne en question s’est faite enregistrée sur la « liste des refus de dons d’organe ».

Cette mesure permet de satisfaire les quelques 20 000 personnes, qui chaque année ne peuvent, faute de donneurs, recevoir les organes qui leur sauveraient la vie. Mais qui bénéficie de ces dons ? – Selon la loi, toute personne soignée sur le territoire français, qu’elle soit française ou étrangère, peut bénéficier d’un don d’organe. Les migrants soignés dans les hôpitaux français peuvent donc recevoir des organes citoyens français décédés, comme en a fait l’amère expérience Monsieur Charles L. Son frère décédé dans un tragique accident en octobre 2017, n’avait pas opposé son refus à la prise d’organe post-mortem. C’est donc en toute légalité que les médecins ont prélevé un de ses rein. En tentant de savoir qui avait reçu l’organe de son frère, Charles L. a découvert horrifié, que l’heureux bénéficiaire est un réfugié somalien arrivé en juin sur notre territoire. « Mon frère était militant du Front National, et jamais il n’aurait accepté que son rein soit donné à un migrant. »

Ce que Charles M. ne sait pas, c’est que la loi a prévu une réponse à ce dilemme. Il est possible d’envoyer une lettre manuscrite accompagnée d’une photocopie de sa carte d’identité au ministère de la santé, et de déclaré que si l’on consent au don d’organes, on exige que ceux-ci ne bénéficient qu’à des receveurs français.

Faites passer ce message à vos proches qui pourraient être intéressés !

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