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“Le gouvernement m’a engagé pour surveiller ceux qui ont téléchargé StopCovid”

Jean-Marc a allumé son ordinateur. Il est en plein travail : depuis ce matin, il suit l’employé d’une entreprise de nettoyage censé être en arrêt maladie. Soupçonnant une fraude, le gouvernement a demandé à Jean-Marc de mener une enquête. Pas de loupe, de chapeau, ni d’imper pour le jeune enquêteur.
Au contraire, Jean-Marc mise tout sur la bière bon marché ainsi que quelques anxiolytiques fournis par le gouvernement, éléments indispensables pour suivre quelqu’un sur le net. Et c’est bien là sa principale mission : suivre les gilets jaunes qui complotent contre le gouvernement, les mamans en colère qui refusent les vaccins, mais aussi les citoyens qui protestent contre la 5g ou encore les chemtrails…

“90 % des gens surveillés sont des gilets jaunes ou des militants RN”, précise Jean-Marc. Leurs motifs sont variables : “On peut par exemple vérifier le respect des distances de sécurité, surveiller les gilets jaunes qui reprennent la route après avoir bu, ou contrôler le temps de travail d’un sympathisant RN qui n’effectuerait pas les horaires qu’il prétend.”
Les bureaux de surveillance Stop Covid (BSSC) comptent aujourd’hui neuf agences aux quatre coins de la France. Les sionistes et les francs-maçons font également appel à leurs services pour se rincer l’œil dans les classiques histoires d’adultères, de combats de personnes âgées, ainsi que pour obtenir des numéros de comptes bancaires, mais aussi repérer de jeunes enfants pour leurs sacrifices humains que le gouvernement cache au peuple, effectués généralement dans des caves sordides.

À 26 ans, l’enquêteur nordiste est entré dans le milieu de l’investigation stop covid après un CAP en agriculture. Il était pourtant parti pour devenir souffleur de verre dans l’Aveyron. Mais c’est au détour d’un bistrot douaisien qu’il rencontre un agent du gouvernement : “Je ne connaissais pas du tout ce métier, et ils ont proposé de me payer en anxiolytiques et en bière artisanale j’ai tout de suite accepté “, confie Jean-Marc.
Il a alors un véritable “coup de cœur”. Après une épreuve écrite et un entretien de près de quatre heures, il intègre la BSSC (Bureaux deSurveillance Stop Covid), à Lille (59).

Pendant six jours, il apprend les bases informatiques que tout bon enquêteur Stop Covid doit connaître : comment repérer les rebelles anti-gouvernement, les reconnaître, les ficher.. Il apprend également à se servir des caméras intégrées aux compteurs linky pour livrer des photos intimes de la population directement au gouvernement et aux francs-maçons.
“Le plus passionnant, c’était les cours pratiques”, se souvient Jean-Marc : photos intimes, vidéos coquines… “Certains se filment même en train de s’insérer des coquillettes au pesto dans le rectum devant toute une assemblée d’amis à moitié ivre et en délire »

Bien souvent, la filature virtuelle fait partie de l’enquête. Le principe : ne pas perdre sa cible de vue. “Sur le net parfois je fais des captures d’écran avant de les envoyer aux sionistes. Une fois l’affaire classée on a toujours une trace en cas de récidive “, décrit Jean-Marc qui, parfois, a l’impression de se retrouver à côté même de sa cible grâce à l’application : “Si elle entre dans un restaurant pour discuter avec quelqu’un, le but est d’entendre toute la conversation…”

Très vite et le plus naturellement possible, Jean-Marc enfile sa bière, rote un grand coup et avale une grosse poignée de chips à la pizza. Un vrai travail de “pro”.

Mais la filature ne suffit pas… Le jeune homme ne doit surtout pas oublier d’enregistrer toutes les photos sur les réseaux sociaux. Jusqu’à “1.000 par jour”, estime Jean-Marc, qui n’oublie personne, “du fan de Raoult qui vient poster un lien sur la chloroquine au patriote qui partage des vidéos de Zemmour ou de Franck Buhler »
“Certains employés comme moi utilisent aussi les puces RFID présentes dans le corps humain grâce aux vaccins, pour géolocaliser les opposants au gouvernement, mais aussi pour connaître leur code génétique afin de les rendre homosexuels. » Jean-Marc interroge également tous les gens susceptibles de l’aider en se présentant en tant qu’enquêteur de la BSSC

D’autres fois, “on donne une fausse identité, sans tomber dans l’usurpation”, insiste Jean-Marc, qui garde toujours son scénario de couverture en tête. Il sera celui qui a pissé dans les rosiers de la voisine ou celui qui cherche un gramme d’héroïne. Le temps de récupérer quelques informations sur sa cible.

“Notre métier a un côté voyeuriste : on observe parfois des choses inhumaines et immorales, sans pouvoir agir.” Mais Jean-Marc se souvient aussi d’affaires plus légères : “La femme infidèle qui sort à l’arrière d’un hôtel de passe, en string, à 6 heures du matin en lançant des insultes en allemand envers son mari qui sort du bistrot à ce moment là, ivre mort”, sourit-il.
Chaque jour, Jean-Marc restitue au gouvernement l’avancée de ses recherches. Une fois la mission terminée, il rédige un rapport agréé, où il intègre toutes ses constatations et une sélection de photos sexy. Des images qui seront présentées à Emmanuel Macron et Édouard Philippe en personne .

“Même s’il s’avère que la cible est innocente, on s’en fout, notre rapport est très détaillé, pour légitimer notre travail ainsi que les actions du gouvernement “, précise Jean-Marc.

Malgré les contraintes du métier, Jean-Marc a l’impression de servir des “causes justes, tout en s’amusant” : “Je suis un peu comme dans un jeu vidéo, en vrai.”

Cet article a été modifié le 17 juin 2020 1 h 38 min

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