À 11 ans, il vole la carte de crédit de son père et devient riche en jouant à des machines à sous

À 11 ans, il vole la carte de crédit de son père et devient riche en jouant à des machines à sous

C’est sans doute l’histoire la plus rocambolesque des casinos en ligne qui nous est relatée par un journal local des Yvelines, en Île-de-France. Un jeune garçon de 11 ans a en effet remporté un formidable jackpot à une machine à sous en ligne, mais pas tout à fait dans les règles. C’est un récit qui a permis en tout cas de rapprocher un père et son fils, heureux gagnant sur les plateformes de jeux en ligne, et dont la fortune a joué de bien mauvais tours.

Un Jackpot À 215 000€ Pour « Djodjo »

Le précieux narrateur de cette histoire vraie n’est autre que le père d’un jeune garçon de 11 ans qui a eu la chance de remporter un jackpot de 215 000€ sur un casino en ligne. « Un beau matin, j’ai regardé mon relevé de comptes et j’ai noté la somme de 215 000€ perçue. Moi qui suis habitué à être en découvert, cette surprise est l’une des plus belles de ma vie. » C’est son jeune fils, qui sous le pseudonyme « Djodjo », a remporté cette cagnotte irréelle pour son âge. Son père précise par ailleurs : « J’ai remarqué plusieurs fois qu’il jouait à des machines à sous gratuites sur des sites de référence, mais jamais pour de l’argent réel. Il était plus concentré sur ces jeux en ligne que sur sa propre console de salon que nous lui avons offerte à Noël, mais ça ne m’a jamais vraiment alerté plus que de raison. » Une manie et une fascination qui ont fini par payer lorsque, dans la nuit du lundi 3 et mardi 4 janvier 2018, le jeune garçon de 11 ans s’est emparé de la carte de crédit de son père et a mis à profit toute l’expérience acquise jusque-là. La machine à sous en question n’est autre que 100 Pandas. Un choix qui n’est pas dénué de sens comme l’explique une nouvelle fois le tuteur légal du jeune « Djodjo » : « Il avait des pandas partout dans sa chambre. Aussi étonnant que cela puisse paraître, l’une de ses comptines préférées est celle de Chantal Goya, Pandi Panda. Alors qu’il avait 6 ans, j’ai dû l’accompagner à un live de son idole. Il était tout heureux. Pour moi, ce souvenir ne reste pas mémorable, surtout lorsque des jeunes gens d‘une vingtaine d’années s’extasiaient aussi devant la chanteuse et qu’ils ont essayé à plusieurs reprises de m’entraîner dans leurs rondes. »

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La chambre de Djodjo, un enfant de 11 ans passionné par les pandas, devenu riche en jouant au jeu « 100 Pandas » sur un site de machines à sous …

Son Père Subtilise L’Argent

Ce n’est que bien plus tard que le père de « Djodjo » se rendra compte que c’est son fils de 11 ans qui a remporté le jackpot reversé sur son compte. Dès lors qu’il voit les 215 000€ crédités, sa première réaction a été de se demander s’il ne s’agissait pas d’une erreur de la banque. Mais il a préféré ne pas s’attarder sur le sujet et a subtilisé l’argent pour une raison étonnante : « Mon plus grand rêve a toujours été de participer au Paris-Dakar. Pendant près d’un mois, plutôt que de me rendre au travail, j’avais prévenu mon patron d’un congé maladie. Je travaillais dans un atelier prêté par l’un de mes amis garagistes. » Le fameux garage n’est autre que celui des frères Rodriguez, s’étant installés depuis peu dans la région, après avoir quitté leur terre natale, le Portugal. Avec un accent portugais pas totalement assuré, Paolo, le plus jeune des frères, tente tant bien que mal de nous détailler cette aventure : « On a vu Laurent arriver un beau matin avec la vieille carcasse d’une Fiat Panda. Il a simplement dit qu’il voulait la transformer pour faire le Paris-Dakar avec son fils, mais qu’il lui fallait un atelier pour ça, ainsi que quelques conseils en mécanique. On lui a répondu qu’il n’y avait pas de problèmes. » Tous les soirs, le père confiant dans son aventure, rentrait avec des traces de cambouis sur la figure, mais un large sourire, et il ne lui était pas toujours facile de garder secrète cette surprise auprès de sa femme et de son jeune fils « Djodjo ». Si le fiston s’attardait davantage sur les traces de cambouis, la mère soupçonnait quelque chose de bien plus grave derrière le large sourire affiché par son mari. « Au bout d’une semaine de travaux sur la Fiat Panda, je commençais à déceler tout le potentiel de cette voiture pour notre aventure au Paris-Dakar. Mais un soir, en rentrant, ma femme n’était plus à la maison. Il n’y avait que mon fils à la maison. Une baby-sitter de 16 ans le gardait, mais en ayant un oeil plus attentif sur « Cinquantes Nuances De Grey ». Au moment de refermer la porte d’entrée, elle s’est jetée sur la télécommande et m’a sorti un large sourire un peu honteuse. »

Un Paris-Dakar Inattendu

« Ma femme partie, je ne pouvais pas risquer de perdre mon fils avec mes cachoteries. » Le père de « Djodjo » a tout plaqué pour réaliser son rêve d’enfant. Son travail l’a appelé peu de temps après que sa femme soit partie du foyer conjugal, et son patron l’a viré sans attendre. « Ma femme avait appelé au travail, ma secrétaire, et puis mon patron, qui était venu dîner une ou deux fois à la maison. Ils ont tous deux compris que je n’étais pas à l’endroit où j’aurai dû me trouver. Ça m’a beaucoup coûté. Je ne pouvais plus reculer. » Le jeune « Djodjo » qui avait remporté ce superbe jackpot put découvrir la surprise que lui préparait son père dans l’atelier des Rodriguez. « C’était super. J’adore la Panda » pour parler de la voiture repeinte de noir et de blanc, ainsi que la silhouette du visage de l’animal sur le capot avant. « Paolo (Rodriguez) a un vrai talent pour la peinture, et avec la carrosserie de la Fiat, il avait fait un super boulot. Je ne les remercierai jamais assez de nous avoir permis de prendre part à cette aventure de gosse. »

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Djojo et son père partent pour le Paris-Dakar en fiat Panda customisée

Trois semaines passent, père et fils sont convaincus de vivre la plus belle aventure de leur vie, et pourquoi pas réaliser une belle performance sur le parcours traditionnel du Paris-Dakar. « Nous avons le parcours classique avec la Panda, en partant de la Tour Eiffel et prenant le bateau à Marseille avant de rejoindre Alger. Et de là, descendre jusque dans la capitale Dakar en traversant le désert. Seul petit regret, il ne manquait que les photographes, journalistes et surtout Gérard Holtz pour nous interviewer avant le départ. » Et pour cause, cela fait bientôt dix ans que le Paris-Dakar se déroule en Amérique du Sud. Pour ce fan inconditionnel, il n’y a malgré tout qu’un circuit qui a vraiment marqué son esprit et il a souhaité vivre les étapes mythiques qui ont fait de cette course l’une des plus intenses et les plus dures du sport automobile.

« Gérard Holtz et ma femme »

Le père et le fils « Djodjo » trace la route en direction de Dakar, la capitale Sénégalaise. En prenant en compte les haltes, le trajet avec le ferrie, et la traversée du désert, à bord de la Fiat transformée en panda, le pilote et copilote sont parvenus à l’arrivée en 5 jours, 20 heures et 19 minutes, battant ainsi le record du Paris-Dakar avec deux minutes d’avance. « J’ai regardé mon fils dans les yeux en arrivant au coeur de Dakar, j’étais un peu ému, et je lui ai simplement dit qu’on avait réalisé quelque chose de grand. » À peine sont-ils arrivés qu’ils croisent la route et le regard de Gérard Holtz. « Je ne pouvais pas en croire mes yeux. J’étais face au commentateur sportif le plus populaire en France, et je me suis dit que forcément, on allait passer devant les caméras de France Télé pour que notre exploit reste dans les mémoires. » Le journaliste sportif est à la retraite depuis quelques mois maintenant et s’est retiré sur les traces d’une de ses aventures les plus incroyables en tant que commentateur des sports autos. Il leur a simplement cité une de ses répliques les plus célèbres : « L’important, c’est de ne pas être petit dans sa tête ». « Je lui ai alors retourné un « Vive Le Sport » tout en faisant le sigle « V » avec mes doigts. Mon petit « Djodjo » en a fait autant et il a eu un large sourire ». Avant de laisser filer le commentateur, le gamin de 11 ans décide d’appeler sa mère avec son téléphone portable qu’elle lui avait confié et le tend à Gérard Holtz. Le journaliste ne pouvait pas refuser ce service à cet enfant au visage d’ange et le père nous raconte l’échange : « Gérard a pris le téléphone et après quelques mots, bizarrement, il a reconnu la voix de ma femme, comme s’ils se connaissaient. Il s’est écrié « Catherine, t’as vraiment un beau gamin. Mais dis-moi, il n’est pas de moi ? » et puis il a ri. Je lui ai arraché le smartphone des mains et plutôt que de m’énerver, j’ai gentillement demandé à ma femme où elle pouvait se trouver. Nous sommes rentrés avec « Djodjo » et notre bolide. J’ai offert la Panda aux Rodriguez. Et j’ai retrouvé Catherine à la maison. » Quelques semaines après cette aventure, le père de « Djodjo » est revenu vers nous et nous a appris que son fils à de nouveau gagner un jackpot aux machines à sous. La petite famille s’est cette fois contentée de prendre l’avion pour Dakar et ils ont passé un séjour mémorable chez tonton Holtz.

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