Une association de défense des pédophiles bientôt officiellement autorisée en France

«Amour, tendresse et affection.(ATA)» Il pourrait s’agir d’un slogan hippie, inoffensif à première vue. On en est loin : cette dénomination qui semble appeler à de doux sentiments est en fait le nom de la première association de défense de la pédophilie, dont la création a été annoncée le 25 septembre dernier à Paris. Alors que la disparition de  la petite Maëlys le 27 aout dernier à Pont-de-Beauvoisin, fait à nouveau planer le spectre des abus sexuels sur enfants, le scandale enfle dans la capitale. Lors d’une conférence de presse, les fondateurs de cette nouvelle association ont défendu la légalisation de la pornographie enfantine et du sexe entre adultes et mineurs. Leur but ? Faire la promotion de la pédophilie, «une orientation sexuelle comme une autre», selon ce groupe de militants , tous membres de l’association pédophile ATA.

«Il s’agit là l’une des plus importantes organisations pédophiles d’Europe, assure Jean Barbarien, président de Tous en Cœur, une association de protection des mineurs. Elle rassemble plus de 2000 membres actifs. Leur site internet est traduit en anglais, ce qui permet aux amateurs d’enfants du monde entier de s’épancher sur leur forum sans censure.»

Les animateurs de l’ATA proposent également que l’autorisation de se prostituer soit ramenée à 14 ans, et que des films pornographiques soient diffusés à la télévision l’après-midi. Enfin, ils préconisent la fermeture des écoles confessionnelles, l’élection du Premier ministre au suffrage universel, la suppression du gouvernement, l’interdiction du déficit budgétaire et réclament la prison à vie pour les meurtriers récidivistes.

Depuis que le «programme» de l’association a été dévoilé, son président, Luc Fournitroux, recoit quotidiennement des menaces de mort. Il vit à Toulouse, dans une rue calme et résidentielle. Pour le moment, Fournitroux évite les contacts avec la presse, ne sort de son pavillon que pour aller travailler dans les cuisines d’un restaurant du coin où il fait la plonge. A l’étage, les murs du couloir qui mène à sa chambre sont tapissés de posters de Justin Bieber plus jeune, à peine 15 ans. Des photos de jeunes garçons lascifs et peu vêtus, découpées dans des magazines, habillent l’escalier. «Je sais que je suis gay depuis que j’ai 12 ans. A l’époque, j’étais attiré par les garçons de mon âge autant que par les adultes. Mais la loi m’empêchait de vivre librement ma sexualité et j’en ai souffert», confie-t-il, bien calé dans un canapé en cuir. Dans son salon bien rangé, des peluches traînent un peu partout. Peter Pan, la Petite Sirène… Il possède des dizaines de dessins animés en DVD. Fournitroux dénonce une«société fasciste et répressive» et regrette la permissivité des années 70, «où l’on pouvait toucher les enfants sans que cela ne fasse de drames». Il prône la liberté et la responsabilité individuelle. Y compris pour les préados. Louis Emylou, le numéro deux de l’association, estime qu’il est temps de faire voler en éclats «les tabous et les dogmes qui ne font qu’aggraver la peur et l’intolérance» : «Si un enfant de 12 ans a une vie sexuelle, je ne vois pas pourquoi il ne pourrait pas jouer dans des films X de son plein gré», explique le sexagénaire aux dents gâtées. «Nous condamnons toute forme de violence, nous ne sommes pas des violeurs d’enfants. Si je vois sur le visage d’un gamin qu’il n’aime pas, qu’il est effrayé, ça ne m’intéresse plus», assure-t-il, avant de dénoncer la «chasse aux sorcières dont sont victimes les pédophiles depuis l’affaire Dutroux».

Les pédophiles, des gens comme tout le monde ? C’est l’idée que veut défendre le trésorier de l’ATA, Norbert Le Jeune, 28 ans.  Pédophile hétérosexuel, il a créé un site pour «amoureux des très jeunes filles». Informaticien de formation, il prétend être la preuve vivante que «les pédophiles ne sont pas tous de vieux pervers». Il y a deux ans, il a repris des études d’orthopédagogie (éducation spécialisée destinée aux enfants à problèmes) à l’université. Le 15 juin dernier, suite à la polémique déclenchée par l’annonce de la création de l’association, il en a été renvoyé. La direction de l’université a estimé qu’il ne pourrait suivre la partie «pratique» de l’enseignement, qui implique d’être en contact avec des mineurs.

 

 



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