Dans une dictée un enfant écrit « Allah prochaine » au lieu de « à la prochaine », la police l’interpelle pour apologie du terrorisme

La police niçoise a convoqué, lundi 13 mars, un enfant de 8 ans en compagnie de son père à la suite d’une plainte de son école primaire. Il lui serait reproché d’avoir écrit  lors d’une dictée des propos relevant de l’apologie du terrorisme. Qu’en est-il ?

C’est par le tweet d’un avocat que l’affaire a été relayée : un enfant de 8 ans, Ahmed, aurait été convoqué par la police pour avoir écrit « Allah prochaine » au lieu de « à la prochaine ».

Le directeur de l’école aurait été entendu au commissariat, et le père de l’enfant convoqué en sa présence mardi, avec l’avocat, pour une audition.

Selon l’avocat, l’enfant serait « poursuivi pour apologie d’acte de terrorisme ». Il aurait cependant été entendu libre. Il affirme que c’est l’enseignant qui aurait déposé plainte. L’avocat indique également que l’enfant nierait les intentions terroristes qu’on lui prête, ne reconnaissant qu’avoir fait « une petite faute d’orthographe ».

Le père de l’enfant serait également poursuivi pour « intrusion dans l’établissement ». Il aurait, toujours selon l’avocat, voulu inciter son fils à ne pas s’isoler et à aller jouer avec les autres enfants.

Le Comité contre l’islamophobie en France (CCIF), association qui lutte contre les actes et les propos antimusulmans, ajoute plusieurs précisions sans en donner la source. Selon l’association, l’enfant aurait évoqué le fait qu’il soit dyslexique et que ça n’ait pas été tenu en compte. Dans un tweet, Me Sanchez assure que ces déclarations de l’enfant ont été inscrites au procès-verbal.

D’après la commissaire divisionnaire Marion Cotillon, interrogée sur France Info, le père et l’enfant ont été entendus pour « comprendre ce qui s’était passé, de voir ce qui avait poussé cet enfant à commetre cette faute ». « On peut regretter que ça ait pris la forme d’une audition formelle, mais compte tenu de l’importance de sa déclaration et du contexte, il nous a semblé qu’on pouvait aller plus loin. Le père a été entendu en tant que civilement responsable, il a regretté la mauvaise orthographe de son fils et manifesté plus de regret que d’encouragement. »


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